Le salon l'Été du livre à Metz se déroule sous chapiteau, sur la belle esplanade de la ville. Comme chaque année, les exposants sont reçus avec beaucoup de chaleur.
Je crois que c'est le Maréchal Ney qui garde l'entrée du salon,
semblant dire :
"Soyons vigilants, empêchons que les mots ne disparaissent.
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La promenade de l'esplanade, un coin tranquille, à l'ombre des marronniers...
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Des stands sont déjà prêts. Les tissus vont s'ouvrir sur |
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Je sors mes cartons et construits mon p'tit coin. |
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Premier visiteur... Est-ce que ça va marcher ? Est-ce que les gens vont s'arrêter, regarder ce que j'ai fait, apprécier ? Bonjour monsieur... oui. Expliquer mon travail, m'expliquer. Qu'est-ce qui me donne le droit de vendre mes mots, mes dessins ? Je ne fais que suggérer ma parole, mais n'est-ce pas déjà trop ? Pourquoi, monsieur, acceptez-vous mon idée, goûtez-vous ma poésie ? |
| Ca s'anime. Bientôt, ce sera la bousculade. On vient voir
les gens connus, ceux qui passent à la télé, on vient voir aussi les
gens moins connus.
Et puis mes drôles de livres qui ne sont pas exactement comme les autres. Qui, par leur aspect, donnent déjà une idée du contenu et de l'auteur. (Tandis qu'un livre d'une conception classique, tant qu'on ne l'a pas lu, on n'en connaît rien, n'est-ce pas ?) |
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Mais c'est déjà bientôt le final. Trois jours qui ont passé à grands pas. Les écrivains vont prendre leur train. On leur prépare des sandwiches au jambon, une bouteille d'eau. |
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