Le salon l'Été du livre à Metz se déroule sous chapiteau, sur la belle esplanade de la ville. Comme chaque année, les exposants sont reçus avec beaucoup de chaleur.

Je crois que c'est le Maréchal Ney qui garde l'entrée du salon, semblant dire :
"Soyons vigilants, empêchons que les mots ne disparaissent.

 

                                                  La promenade de l'esplanade, un coin tranquille, à l'ombre des marronniers... 

                                               
                                                                      

                                                                    

  

 

 

 

 

    un éclat de soleil sur la toile du chapiteau...
 

 

L'accueil, c'est la tente pointue. 

"Bonjour, c'est moi."
"Mais c'est monsieur Goré ! Comment allez-vous depuis l'an dernier ?"
"Bien, merci. Est-ce qu'on aura encore un beau salon, cette année ? Qui avez-vous 
invité ?"
"Du beau monde. Et puis, il y a vous."

Quand je vous disais que l'accueil est chaleureux à Metz !

                  


                                                             
                                                                

 

 

 

 

 

 

Des stands sont déjà prêts. Les tissus vont  s'ouvrir sur 
les nouveautés livresques. Le public arrivera, plus tard. 
Public y es-tu ?  Qu'attends-tu ? 
J'attends que tu t'installes pour pouvoir te visiter.

 

 

Je sors mes cartons et construits mon p'tit coin.

 

Premier visiteur... 
Est-ce que ça va marcher ? Est-ce que les gens vont s'arrêter, regarder ce que j'ai fait, apprécier ?
Bonjour monsieur... oui. Expliquer mon travail, m'expliquer. Qu'est-ce qui me donne le droit de vendre mes mots, mes dessins ? Je ne fais que suggérer ma parole, mais n'est-ce pas déjà trop ? Pourquoi, monsieur, acceptez-vous mon idée, goûtez-vous ma poésie ?
Ca s'anime. Bientôt, ce sera la bousculade. On vient voir les gens connus, ceux qui passent à la télé, on vient voir aussi les gens moins connus.

 

 

Et puis mes drôles de livres qui ne sont pas exactement comme les autres. Qui, par leur aspect, donnent déjà une idée du contenu et de l'auteur. (Tandis qu'un livre d'une conception classique, tant qu'on ne l'a pas lu, on n'en connaît rien, n'est-ce pas ?)

 

                                                                   

 

 

 

 

 

Mais c'est déjà bientôt le final. Trois jours  qui ont passé à grands pas. Les écrivains vont prendre leur train. On leur prépare des sandwiches au jambon, une bouteille d'eau.

Pour eux, Paris ce soir, ou une autre grande ville. Demain, passage à la télé ou signature d'un article dans un hebdomadaire-il y a quelques journalistes présents-. Retour au bureau ou au professorat pour d'autres. Quant à moi, je vais ranger mes cartons et les glisser dans le coffre de la voiture. Demain, sur le chemin du retour, j'aimerais bien m'arrêter dans un cimetière militaire de la grande guerre. Gravelotte, Verdun, l'Argonne... saluer tous ces inconnus.

 

 

Au revoir, Poilu. Au revoir, Metz. A l'année prochaine.

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